Le CEREGE affirme son opposition à la version finale de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR). Depuis plus d’un an et demi, la communauté universitaire a suivi avec attention l’élaboration du projet de loi de programmation de la recherche. Nous dénonçons fortement la méthode qui a prévalu à la création de cette loi : une absence flagrante de concertation avec les instances représentatives, un passage accéléré devant les assemblées parlementaires et enfin des amendements de dernière minute votés par le Sénat et confirmés en commission mixte paritaire. Nous ajoutons que cette procédure a été menée dans un contexte de crise sanitaire exceptionnel dont la fermeture des universités a été l’une des conséquences. En ce sens, nous rejoignons les nombreuses manifestations d’oppositions au projet de loi au sein de notre université mais aussi, au-delà, à l’échelle nationale.

Le laboratoire CEREGE décide d’apporter son soutien à l’ensemble des initiatives, locales et nationales, contestant cette loi. Plus particulièrement, ses membres :

  • Demandent le retrait de l’article 3bis qui modifie le processus de recrutement des enseignants-chercheurs ;
  • Contestent l’amendement 143 (dit du « délit d’entrave ») portant sur la pénalisation des intrusions dans un établissement d’enseignement supérieur ;
  • Préconisent de refuser de siéger dans les instances d’évaluation nationale (concours de la fonction publique, jurys de baccalauréat, ) et de participer aux procédures impliquant le Haut Conseil d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES).

Pour conclure, le laboratoire CEREGE réaffirme la nécessité d’engager un débat collectif nécessaire au bon fonctionnement de nos institutions.

Nombre total de votants : 85. Votes « Pour » : 71 (83,5%), votes « Contre » : 8 (9,4%), votes  « Blanc » : 6 (7,1%).