Responsable de la thématique : Pierre BARET

Quelle gouvernance pour maximiser la valeur ? Définie au sens large comme l’ensemble des relations entre l’entreprise et ses parties prenantes, la gouvernance renvoie au management par la valeur. Alors que l’approche par la création de valeur actionnariale concentre son attention sur l’actionnaire, en accordant une place secondaire aux autres partenaires de l’entreprise, des réactions visant à défendre une nouvelle conception de la firme et de sa performance sont apparues. Le souhait s’exprime d’un équilibre entre l’intérêt des apporteurs de capital et celui des autres parties prenantes, de sorte que la valeur soit appréciée à travers une vision plurale de l’entreprise, respectueuse de ses partenaires et de son environnement. En ce sens, l’objectif de développement durable, défini depuis le rapport Brundtland comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, apparaît aujourd’hui comme une dimension essentielle de la gouvernance d’entreprise. Au croisement de trois préoccupations – économique, sociale et environnementale -, le développement durable se veut une approche globale qui conduit à reconsidérer les relations entre l’entreprise et ses parties prenantes.

La prise de conscience partagée sur les externalités négatives des entreprises a conduit l’ensemble de la communauté scientifique à se mobiliser pour tenter de répondre aux défis soulevés. Les sciences de la vie et de la terre évidemment, les sciences de la matière et les sciences exactes, mais aussi les sciences humaines et sociales, sont aujourd’hui engagées dans cette direction. Les sciences de gestion ne font pas exception. Elles ont accumulé depuis deux décennies un grand nombre de travaux et de contributions traitant du développement durable, prolongeant et actualisant, pour une part, l’histoire plus ancienne encore de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Développement durable et responsabilité sociétale de l’entreprise valorisent ainsi l’idée d’une performance globale et multidimensionnelle, posant une exigence qualitative de management durable de l’entreprise qui redéfinit ses normes, ses valeurs, sa gouvernance.

L’axe « Gouvernance et développement durable » du CEREGE s’inscrit dans cette tradition et dans cette perspective. Ce choix se fonde sur une double volonté : (i) prendre part à la large mobilisation pluridisciplinaire observée visant à répondre à une demande sociale et sociétale majeure ; (ii) s’appuyer sur de réelles potentialités locales pour que s’opère le dialogue interdisciplinaire exigé par les questions rattachées au développement durable.

Responsable

Thèses en cours

BASTIEGE Marine

« Une théorie évolutionniste du développement soutenable » sous la direction de Jean DESMAZES

ESTAY Franck

« Le paradigme du numérique dans l’enseignement supérieur  » sous la direction de Thierry POULAIN-REHM et Jean-Marc OGIER

GUSTAVE Marc

«  » sous la direction de Jean DESMAZES et Sandrine CUEILLE

LAKHAL Najwa

« Stratégies de Diversification dans les grandes entreprises marocaines. Typologie, Déterminants et Performances » sous la direction de Thierry POULAIN-REHM et Louiti ABDENBI

LE FLANCHEC Thibault

« Investissement Socialement Responsable et gestion sous-mandat  » sous la direction de Thierry POULAIN-REHM

PARK Rémy

« Les défis marketing des comportements de consommation des citoyens nord-coréens au sein des économies capitalistes : du besoin à l’envie, de la raison à l’impulsion, d’une culture de la consommation à une culture de l’achat » sous la direction de Philippe MOUILLOT

POULAIN Sébastien

« L’adaptation et l’appropriation de l’innovation comptable CARE par l’implémentation d’un nouvel outil
de gestion traduisant les intérêts des acteurs de l’organisation : Cas du site industriel Fleury Michon de Cambrai »
sous la direction de Pierre BARET

Membres