Soutenance de thèse de doctorat - Mme Ibtihel EL GOLLI - Lundi 19 Novembre 2018 à 14h00

Lundi 19 novembre 2018,  Madame Ibtihel EL GOLLI défendait ses travaux en Sciences de Gestion en vue de l'obtention du titre de docteur.

 

Préparée dans le cadre du laboratoire de recherche CEREGE (EA 1722) sous la direction de Monsieur Pascal BARNETO et Madame Karima BOUAISS, cette thèse s’intitule :

 

« L’INFLUENCE DE LA STRUCTURE D’ACTIONNARIAT ET DE GOUVERNANCE SUR LA RÉMUNÉRATION DU DIRIGEANT : CAS DES ENTREPRISES FRANCAISES COTÉES »

 

La composition du jury était la suivante :

 

  • Monsieur Pascal BARNETO, Professeur, Université de Poitiers, Directeur de la Recherche

 

  • Madame Karima BOUAISS, MCF, Université de Lille, Codirecteur de la Recherche

 

  • Monsieur Pascal GRANDIN, Professeur, Université de Lille 2, Rapporteur

 

  • Madame Carine GIRARD , Professeur, Audencia Business School Nantes, Rapporteur

 

  • Madame Evelyne LANDE, Professeur, Université de Poitiers, Président

 

  • Monsieur Fabrice HERVE, Professeur, Université de Bourgogne, Suffragant

 

RESUME FRANÇAIS :

 

Cette thèse s’intéresse à l’étude, dans le contexte français, de la rémunération du dirigeant dans les entreprises dominées par des actionnaires de contrôle. Nous avons, tout d’abord, tenté d’analyser comment la concentration de propriété des actionnaires de contrôle affecte le niveau de rémunération. Ensuite, nous avons essayé de comprendre l’incidence de la structure de gouvernance sur la rémunération du dirigeant. Puis, nous nous sommes intéressés au rôle des administrateurs externes joué dans la relation entre l’investissement en R&D et la rémunération managériale. Par ailleurs, nous avons cherché à explorer l’effet de la présence et du degré de contestabilité des actionnaires de contrôle multiples sur la rémunération du dirigeant. Enfin, nous avons examiné l’impact de la présence des problèmes d’agence sévères dans la relation entre les actionnaires de contrôle multiples et la rémunération du dirigeant. Les résultats empiriques obtenus dans cette thèse apportent de nouveaux éclairages sur un thème encore très peu abordé en France. Ils ont fait ressortir que la concentration de propriété ne favorisait pas l’augmentation de la rémunération du dirigeant, d’une part, et que la structure du conseil d’administration affectait la rémunération du dirigeant, d’autre part. De plus, il s’avère que le pourcentage des administrateurs externes dans le conseil exerce un rôle modérateur dans la relation entre l’investissement en R&D et la rémunération du dirigeant. Ces administrateurs sont capables de promouvoir ce type d’investissement à travers des plans de rémunération. En outre, la présence des actionnaires de contrôle multiples est très importante, dans le sens où ils défavorisent la spoliation des actionnaires minoritaires par l’actionnaire dominant. En effet, la contestabilité des actionnaires de contrôle multiples réduit le niveau de rémunération du dirigeant, considéré comme une forme de bénéfice privé. Enfin, la sévérité des problèmes d’agence entre l’actionnaire dominant et les actionnaires minoritaires accentue le rôle des actionnaires de contrôle multiples.

 

Mots-clés : rémunération du dirigeant, actionnaires de contrôle, actionnaires minoritaires, bénéfices privés du contrôle, pouvoir managérial, gouvernance d’entreprise, investissement en R&D, problème d’agence.

 

 

 

A l'issue de la soutenance publique, Madame EL GOLLI s'est vue délivrer le titre de docteur en sciences de gestion. Félicitations!

Date de l'actualité: 
Mercredi, 14 Novembre, 2018
Actualité visible: 
Oui